#JÉRÔME COLIN

 CV EXPRESS 


 ÂGE : 41 ANS 
 TRAITS DE CARACTÈRE : 
 CURIEUX, FONCEUR, AIME RÉALISER SES RÈVES 

 

 

JÉRÔME COLIN A 40 ANS ET DÉJÀ UN LONG PASSÉ DANS LES MÉDIAS. CE PASSIONNÉ DE BELLES FORMULES, QUI SÉVIT ENTRE AUTRES TOUS LES MATINS SUR LES ONDES DE LA PREMIÈRE, EST AUSSI UN ÉCRIVAIN TALENTUEUX. DU LECTEUR À L’AUTEUR, PETIT RETOUR SUR SES MOTIVATIONS EN COULISSES !

 
  Jérôme Colin    POURRAIS-TU RÉSUMER TON PARCOURS PROFESSIONNEL EN MOINS DE 
 30 SECONDES ? 

JC À 17 ans et demi, j’ai rejoint le cours Florent à Paris. Mais j’ai détesté le milieu théâtral. Je suis alors retourné en Belgique pour me lancer dans des études de journalisme. J’ai réalisé des stages à la RTBF, où j’ai plusieurs fois remplacé Jacques de Pierpont dans Rock à Gogo, - Ah ! Les insultes des auditeurs ! J’ai tenu bon et je me suis installé à Radio 21, qui a donné naissance à Pure FM. Je me suis fait virer de l’antenne et j’ai alors commencé Hep Taxi, puis Entrez sans frapper sur La Première et mes collaborations avec le (Télé) moustique. Et puis j’ai commencé à écrire mon premier roman, en parallèle, simplement parce que c’était un truc que j’avais vraiment envie de faire. En partie par envie de changement, pour sortir un moment de ce que d’aucuns pourraient appeler - à tort - ma vie de “fonctionnaire”… vu mon boulot à la RTBF. En réalité, pour moi, tout ça, c’est du pur plaisir : je vois des films, je lis des bouquins, j’écoute des disques. Bon, on ne tombe pas sur des merveilles tous les jours. C’est parfois pénible. Mais de manière générale, ça reste trépidant.

 COMMENT TROUVES-TU LE TEMPS DE LIRE… ET D’ÉCRIRE ? 

Généralement, quand j’ai une idée, je fonce, sans trop hésiter. Quand j’ai commencé à rédiger Éviter les péages (nldr : titre clin d’oeil à Osez Joséphine d’Alain Bashung), c’était plus une sorte de jeu, le besoin d’exprimer des choses sur mon couple, mon boulot, ma famille, ma crise de la quarantaine. Un état des lieux… Du coup, je n’ai pas dû réaménager mon agenda afin de trouver du temps à consacrer à cette nouvelle passion : je me suis lancé sans me fixer de deadline ou d’objectif précis. Mais lorsque j’ai relu le premier jet, finalement, ça ressemblait vraiment à un livre (rires). Une rencontre et un hasard plus tard, les choses sont devenues plus sérieuses. Le travail de réécriture a pu commencer, en privilégiant toujours une approche sans prétention. Jusqu’au bout, je suis resté dans ce mode sans contraintes, au rythme fluide et naturel… C’était finalement assez simple vu l’énorme envie que j’avais d’aboutir ce projet.

 ON SENT QUE TU ES PROCHE DE TES PERSONNAGES... 

La description détaillée des paysages ou des frusques m’ennuie généralement en littérature. Je crois que c’est James Ellroy qui a dit que si tu décris un paysage ou que tu parles de la météo dans les 100 premières pages d’un livre, c’est que tu n’as rien à dire. Ce sera du même tonneau dans mon prochain roman : les personnages resteront à l’avant-plan et mon écriture sera sans fioritures. “À l’os” comme dirait Jacques de Pierpont. Même si je tente de varier le rythme au gré des pages et de placer parfois des phrases un peu plus lourdes de sens. J’essaie d’écrire deux heures pas jour, quand c’est possible. Il me faut parfois un temps fou pour rédiger LA petite ligne qui me plaît. Mais je prends plaisir à tâter les limites, à me rendre compte parfois comme je peux être nul. Il y a un petit côté maso là derrière. Et puis, il m’arrive de prendre des pauses de 2-3 semaines quand je suis saoulé ou au bout de mes idées.

 ET LE PROCHAIN ROMAN ? 

C’est à nouveau une sorte de “cri”, l’écho d’un nouveau conflit sur lequel je n’ai pas de prise. Il y aura plus de sujets abordés, l’école et l’éducation, ça tournera notamment autour de l’eqet dévastateur que peut avoir un adolescent sur les parents et sur la dynamique de couple… Je veux raconter la version des parents (pas celle de l’ado comme c’est souvent le cas), de manière cash, directe. J’estime qu’il est nécessaire de bien cerner mon sujet, de trouver un thème avant de se lancer dans le processus d’écriture. Si c’est pour juste écrire des phrases, des formules éblouissantes, plein d’autres le font bien mieux que moi !

<< Je veux raconter la version des parents, de manière cash, directe >>

 

 QUAND ON DEVIENT SOI MÊME ÉCRIVAIN, ON PERÇOIT SES NOUVEAUX 
 ‘COLLÈGUES’ AUTREMENT ? 

Sans aucun doute. Aujourd’hui, je me rends compte de la sueur que ça représente. Je sais que nous avons tous nos limites. Un livre moyen, tant qu’il est le maximum qu’a pu faire son auteur, pour moi, c’est un livre nécessaire, et un geste courageux. Ce n’est pas grave d’avoir moins de talent qu’Ellroy, Faulkner ou Carver… Le droit à écrire, pour moi, se justifie par cet eqort pour donner le maximum possible. Rien ne m’agace plus qu’un auteur paresseux, bâclant son roman au coin d’une table entre deux mondanités. C’est de l’arnaque pure et simple.

 QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES DE JÉRÔME COLIN, LE LECTEUR ? 

Je cherche dans les livres la même chose que dans les chansons : des signes, des petites phrases qui mettent en lumière des émotions. J’adore tout à coup entendre une parole ou lire une phrase qui résume exactement ce que je ressens depuis des jours, des semaines, des mois.

 LE HÉROS DE “ÉVITER LES PÉAGES” EST HYPOCONDRIAQUE, COMME TOI. 
 UN TERME QUI CACHE À LA FOIS UN FREIN ET UN MOTEUR, NON ? 

C’est parfois vraiment handicapant. Des fois j’aimerais beaucoup plus être en paix que je ne le suis… mais en même temps non (sourire). Parce que tout ce que je suis est dû à ça ! Toutes ces questions que je me pose, ce besoin d’aller toujours un peu plus vite, de faire plein de trucs, de voyager plus, de rencontrer plus de gens, etc. C’est cette hypocondrie qui fait que chaque matin je m’ausculte, et que je pense être en “instance de mort” dès que je trouve un truc bizarre. Je me dis alors: il faut vivre plus vite. Évidemment, ce serait bien aussi d’arriver à ce résultat sans les angoisses, mais bon…

 
 
 
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