•  Retrait gratuit dans votre magasin Club
  •  Payer en toute sécurité
  •  Plus de 12.000.000 titres dans notre catalogue
  • Toujours un magasin près de chez vous     
  • Magasins
  • Wishlist
  • Panier
  1. Accueil
  2. Made in Belgium

C'est arrivé près de chez vous 

C'est arrivé près de chez vous

Bernard Tirtiaux

Poète, acteur, écrivain, sculpteur, maître verrier, responsable de la Ferme de Martinrou… Bernard Tirtiaux embrasse pleinement la vie, affronte l’ombre de face et se nourrit d’une lumière qu’il tente de transmettre. 

À travers son histoire personnelle, celle de sa famille, de sa grand-mère Hermine, mais aussi de la Ferme de Martinrou, Bernard Tirtiaux entraîne le lecteur à la fois dans une intimité réelle, toute en promiscuité, et vers des thématiques beaucoup plus larges, telles que le rapport au corps et à la matière, la Shoah, les arché-types familiaux, le questionnement autour de la foi. Un mélange cohérent que l’auteur décrit ici : « Je suis dans une écriture qui est spontanée, ouvragée, littéraire. J’écris un livre comme je monte un vitrail, le moindre élément doit être en place, et 50 % du temps est consacré à la préparation du travail. Je reviens beaucoup sur mes textes. Je ne cherche pas la belle image, mais la phrase juste, efficace et une histoire forte. » 

Une approche peut-être ‘rude’, mais au résultat très efficace, surtout lorsqu’il s’agit de restituer autant l’introspection que diverses émotions, et ce, au plus juste. 

« Mes livres précédents étaient des fi ctions, je pouvais m’y dissimuler. Pour ‘L’ombre portée’ je me suis mis complètement à nu. Au départ, je n’ai pas pensé à le faire publier, je l’ai rédigé pour moi, j’avais besoin de ce retour en arrière. En fait, j’ai mis quatre mois à envoyer le texte à mon éditeur. J’avais besoin de savoir si je touchais à l’universel ou juste à ma ‘pauvre histoire’. Mon éditrice a confi é le manuscrit à diff érentes personnes ‘neutres’. Les retours ont été positifs. À la base, je redoutais l’exercice de l’autobiographie, mais j’avais besoin de mon positionne-ment d’homme, d’exprimer ce qui me fait enrager, les choix difficiles, des épreuves assez violentes, et je voulais m’exprimer par rapport à tout ça. »

‘L’ombre portée’ possède aussi une sorte de rapport (extra)sensoriel et sensuel à la matière littéraire et concrète. Et une forme d’équilibre remis sans cesse en question.

« Pour moi, la clé qui rassemble les différents éléments épars qui jonchent le roman, c’est Hermine, ma grand-mère. Elle m’a permis de mettre en rapport toute une série d’interrogations que je me posais, j’ai construit avec ce roman un pont entre nous. Je l’appelle. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que je m’adresse à un défunt dans un de mes romans. C’est une façon de la faire revivre, de la remembrer, elle qui a été disloquée dans un tragique accident. C’est assez étrange en fait, et j’y vois un rapport entre la trans-mission des gènes, et ce que nous portons inconsciemment comme ombres du passé. »

Le titre, ‘L’ombre portée’ renvoie évidemment aux héritages in-conscients transmis dans toutes les familles, parfois totalement dans l’ombre. Mais pas seulement. 

« Si je prends le sens littéral du terme, il s’agit du poids de l’ombre. Je pense que si j’ai eu cette propen-sion à la lumière, très forte chez moi, c’est peut-être parce que le poids de l’ombre était assez lourd à porter… Mais malgré tout, je trouve l’équilibre aussi dans le risque et l’audace. »

En réalité, ‘L’ombre portée’ tient autant de l’autobiographie que du récit initiatique. 

« C’est le récit d’un mouvement d’apaisement, d’une lente alchimie, qui mène vers la lumière, la clarté, avec au bout ce décollement de la Terre, du domaine. »

Paul Colize

Paul Colize 

Paul Colize n’a jamais perdu de temps ni de militantisme artistique. Après une série de premiers romans, il se fait remarquer en 2011 pour son excellent polar rock’n’roll Back up (finaliste pour le prix Rossel). Le suivant, Un long moment de silence, rafle quant à lui les prix Landerneau, Polars Pourpres, et Boulevard de l’Imaginaire. Suivent L’avocat, le nain et la princesse masquée, Concerto pour quatre mains - qu’il rédige avec l’ancien truand François Troukens -, et Zanzara.

Paul Colize : « Le début de mon roman pourrait être un jour comme les autres… Eric salue sa compagne, prend les clés de sa voiture, et s’en va travailler comme tous les matins, si ce n’est qu’il disparaît. Curieusement, sa voiture est retrouvée 5 jours plus tard à l’aéroport de Zaventem. La police conclut à l’acte volontaire, mais sa compagne n’y croit pas, elle continue à espérer, à compter les jours, à fouiller sa mémoire… Comme pour tous mes romans, je me suis beau-coup documenté, j’ai notamment ren-contré un commissaire qui m’a expliqué la détresse ressentie par celles et ceux qui ‘restent’. De ce manque de réponses, d’explications naissent parfois diff érentes formes de croyances telles que la numé-rologie, la voyance, la religion… Un roman – pour moi – ne se base donc pas sur une idée, mais sur une sorte de constellation d’éléments. Le challenge reste de trouver le ciment de tout ça, et surtout, de me glisser - pour mon personnage principal -dans la peau d’une femme ! »

Notre avis

Paul Colize rythme Un jour comme les autres à l’aide d’éléments narratifs et de points de vue multiples. Une chorale qui résonne haut et fort, pour constituer une œuvre intéressante, dans la lignée de la longue bibliographie de l’auteur.