Il est possible que l’activation de votre (vos) e-book(s) soit ralentie ce jour entre 12 et 14h. Vos e-books commandés entre 12 et 14h seront activés après 14h.
  •  Retrait gratuit dans votre magasin Club
  •  Plus de 12.000.000 titres dans notre catalogue
  •  Payer en toute sécurité
  •  Toujours un magasin près de chez vous     
Il est possible que l’activation de votre (vos) e-book(s) soit ralentie ce jour entre 12 et 14h. Vos e-books commandés entre 12 et 14h seront activés après 14h.
  •  Retrait gratuit dans votre magasin Club
  •  Plus de 12.000.000 titres dans notre catalogue
  •  Payer en toute sécurité
  •  Toujours un magasin près de chez vous
  1. Accueil
  2. Actualités

Actualités

Quelles nouvelles ? Les ‘fake news’ et autres intox n’ont, bien sûr, pas leur place ici. Notre rubrique actualités ne contient que de vraies informations et des choses utiles à savoir. Vous les verrez défiler par ordre chronologique sur cette page. Vous êtes accro aux infos ? Ou plutôt sélectif en la matière ? Décidez vous-même de ce qui vaut la peine d’être lu. Inscrivez-vous à notre newsletter et vous recevrez toutes les nouvelles (et infos utiles) qui vous intéressent dans votre boîte mail.

1 Jour au sein du magasin Club de Drogenbos

  1 Jour au sein du magasin Club de Drogenbos               Afin de vous fournir les meilleurs conseils de lecture et en papeterie, Alexis, manager du magasin Club de Drogenbos, et son équipe se font un plaisir de vous accueillir du lundi au samedi.  Les maîtres-mots de l’équipe ? La polyvalence et le service. Chacun-e doit en effet pouvoir effectuer toutes les tâches liées au fonctionnement quotidien du magasin.       9 : 30 C’est le début de la journée pour les collaborateurs qui travaillent en magasin. Parmi les premières tâches à eff ectuer, il y a l’installation des caisses, la réception et l’installation de la presse ainsi que la gestion des retours des magazines et des journaux invendus. Tout ceci doit avoir lieu avant 10:00, heure d’ouverture du magasin.   10 : 00  Le magasin ouvre ses portes et très rapidement, un camion arrive avec la livraison du jour. S’ensuit la réception de la marchandise, librairie ou papeterie, arrivant sur des palettes ou dans des rolls. Les collaborateurs doivent par la suite la déballer et la trier afin de séparer les commandes des clients des marchandises qui seront mises en vente directement en magasin. Toute la marchandise à destination du magasin doit alors être mise en rayon et rangée convenablement.     Tout au long de la journée  En fonction du flux des clients, depuis l’ouverture jusqu’à la fermeture du magasin, Alexis et ses collaborateurs effectuent de nombreuses tâches diverses et variées telles que vous accueillir, vous conseiller, passer des commandes pour des livres ou articles qui ne sont pas disponibles en magasin ou encore réaliser des emballages cadeaux qui raviront vos proches. Une des tâches les plus stimulantes dans la journée est la recherche d’ouvrages qui sortent de l’ordinaire et qui pourront vous satisfaire. C’est en effet toujours très gratifiant de conseiller un client et qu’il soit convaincu du choix après sa lecture. En période de rentrée scolaire, depuis le mois d’août jusqu’au mois de septembre inclus, l’équipe se charge également de préparer des listes de fournitures scolaires. Aux clients présents en magasin s’additionnent les clients optant pour le click & collect sur notre site ou ceux qui nous déposent leur liste de fournitures à préparer. Nos collaborateurs mettent tout en oeuvre pour répondre aux demandes omnicanales.     18:15 Toute l’équipe du jour commence à préparer la fermeture du magasin en précomptant les caisses afin d’anticiper au mieux la fermeture du jour. Une fois les derniers clients servis et sortis du magasin, l’équipe clôture la journée en suivant les procédures informatiques et se donne rendez-vous le lendemain.    

30 articles

  • Rencontre avec Arnaud Delvenne

    Rencontre avec Arnaud Delvenne  Arnaud Delvenne est un chef de 36 ans, venant de Xhendremael (province de Liège). Candidat a la saison 13 de top Chef en 2022 il a commencé sa carrière comme serveur au restaurant "Menta e Rosmarino'" avant de devenir assistant manager chez "Quick'". Il fut ensuite cuisiné en prison. En 2013, il ouvre son premier restaurant L'Atelier du goût (depuis fermé) puis chef restaurant Le Moment et ensuite chef exécutif du groupe Van der Valk dans la région liégeoise. En mars 2022, il ouvre son second restaurant d’inspiration italienne, à Liège, Le Nono. C’est le premier candidat belge dans l'histoire du concours à être parvenu jusqu'à la grande finale de Top Chef.   Tu ouvres ton livre de recettes avec une playlist et tu dis que cuisine rime avec musique, mais quelle est la place de la lecture dans ta vie ? Je lis un peu des choses totalement hétéroclites, parce que quand je ne sais pas quelque chose, je me renseigne pour ne pas passer pour un idiot en société. Donc je lis vraiment de tout. Ça passe par des BD, des livres de cuisine, des livres de bricolage… J’aime bien aussi tout ce qui donne une bonne énergie, par exemple le dictionnaire du positif, j'aime bien les petites phrases que chacun peut interpréter comme il veut. Je lis aussi la presse, ça passe du Soir Mag au Vif L'Express. Je lis vraiment beaucoup de choses, mais j'ai du mal à me mettre dans un roman. Je préfère les choses qui sont véritables, les livres avec une vraie histoire, biographie, documentaire ou alors je suis très fleur bleue. Est-ce que tu as 3 coups de cœur qui auraient changé ta vie ou qui t'ont marqué ? Ce sont des livres de cuisine. Le premier livre de cuisine que j'ai reçu, c'était le Larousse, le Petit Larousse de la cuisine, donc je pense que ça me suit depuis des années. Il y a aussi le Petit livre d’Escoffier avec tout le lexique de la cuisine. Le dernier que je me suis acheté et qui m’a porté chance dans Top Chef c'était Ne jamais faire confiance à un chef italien trop mince, il se trouve dans mon restaurant, placé à l’entrée : quand les gens rentrent, ils le voient. Et évidemment le mien ! Celui-là, il a changé ma vie. Je voulais un livre de cuisine différent. Je trouve que les livres de cuisine, souvent, c'est assez droit, moi je voulais un truc un peu plus dynamique et que tu puisses utiliser et salir sans te dire « Ah non, je l'ai payé 300 balles et j'ai mis une tache de graisse dessus ! ». Quels sont tes plus grands apprentissages dans l'expérience Top Chef ? C'était écouter les autres, parce que j'étais quelqu'un – je le suis encore un peu, mais beaucoup moins – de fonceur et de tête brûlée, et je n'écoutais pas trop les autres. Et là, j'ai dû écouter les autres.  J'ai appris aussi à m'écouter moi-même. Grâce à ça, le cheminement est plus facile et plus beau, plus serein. Et voilà, je pense qu'il faut apprendre à écouter tout le monde et que toutes les visions sur un sujet sont bonnes. Quelles rencontres ont été cruciales dans ta vie ? Ça peut être très fleur bleue, mais c'est mon compagnon actuel. Je pense qu’il est arrivé vraiment au bon moment. C'est quelqu'un qui arrive à me structurer, à me stabiliser et à m'apaiser. Il y avait une personne qui pouvait le faire avant, c'était ma maman. J'ai retrouvé en lui cet apaisement et cette bonne direction. Même quand il y a une question qui n'est pas au beau fixe, il arrive quand même à me faire entendre raison. Il est l’une des rares personnes qui osent me dire cette vérité et il en faut parfois. C’est l’une des personnes que j'écoute vraiment, parce qu’il a cette valeur à mes yeux qui est inestimable. Il fait toujours tout dans l'intérêt de la personne ou de la mienne, pas dans son intérêt à lui ou pas dans un intérêt financier. C'est vraiment quelqu'un de très droit. Il me fait évoluer dans le bon sens, il me permet de m'ouvrir, de penser les choses différemment. Quel partage retiens-tu et que tu souhaites communiquer ? Ce que j'ai envie de communiquer et partager avec les gens, c'est l'apprentissage que j'ai pu avoir sur le concours (Top Chef). Je pense que dans notre métier, la première chose, c'est le partage, que ce soit avec les clients ou avec même avec les équipes. Je pense que si tout le monde donnait un peu de son temps, mais aussi un petit peu de son écoute, même à un inconnu, tous les jours 2 minutes, je trouve que le monde serait déjà beaucoup plus beau. Ça peut changer une vie. Est-ce que tu pourrais nous partager quelques « gaufres » de Proust ? Ce que j'aime énormément – et ça je pense que ce n'est un secret pour personne – c'est les spaghettis bolognaise. Quand je suis bien, j'ai envie de manger ça.  Quand je ne suis pas bien, j'ai envie de manger ça.  Quand je n’ai pas le temps, j'ai envie de manger ça.  Du truc le plus industriel au meilleur avec la meilleure viande. La bolo, c'est toujours ensemble. Quand tu n’as pas de fric, tu manges des pâtes. Quand tu n’as pas le temps, tu manges des pâtes. Quand tu n’es pas bien, tu manges des pâtes. Quand tu n’as pas d'idée aussi. On a une grande communauté italienne en Belgique.  Ils nous ont amené ça et je trouve qu'ils ont bien fait. J'étais en tournage avant-hier, et j'ai mangé des pâtes. Il y a quelque chose que j'adore, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas l'expliquer, ce sont les petits Gervais banane, c'était un souvenir que j'avais avec ma maman. Et puis il y a les Mélo-cakes ! Je les achète par boîtes de 24 et le gros problème, c'est que je n'ai aucune mesure, même en ayant fait un bypass, donc la boîte de 24 disparaît en 10 minutes et après, je suis mal dans mon lit parce que c'est beaucoup trop de sucre. Une petite recette inavouable à nous partager ? Il y a quelques mois, j’ai mangé un tiramisu spéculoos.  J'ai trouvé ça très bon, mais je ne pouvais pas le dire, parce que j'ai beaucoup d'amis italiens. Il faut que je travaille un petit peu la recette parce que le spéculoos, ça prend le dessus sur le mascarpone et ce qui est bon dans le tiramisu, c'est le mascarpone et le sucre, tandis que le spéculoos amène un truc un petit peu exotique, insolite, belge. Le truc un peu inavouable, c'est quand je fais des gaufres et que je mange la pâte crue. Je trouve le goût de la levure tellement bon !  La levure au départ, pour beaucoup de gens ce n’est pas spécialement bon mais je trouve que la levure a un goût dingue. Si je dois faire une vingtaine de gaufres, il n’y en a peut-être que 5 ou 6 qui seront cuites et le reste, c'est déjà parti. Je ne mangeais pas beaucoup de sucre, mais depuis mon bypass je mange beaucoup plus sucré qu'avant, donc c'est assez spécial. Oui, j'ai un amour pour le sucré, je découvre des choses qui sont très agréables dans le sucré. Après, c'est très addictif donc il faut faire très attention. Ses adresses coup de cœur à Liège :   Darius café : Pour une pause-café gourmande Bistrot d’en face : pour une pause brasserie traditionnelle Point de vue : pour de bon boulet à la liégeoise Ô’Wine : pour les amateurs de vin et les autres ! Et bien sûr le Nono,  sont restaurant place du 20 août.   Mais aussi à Bruxelles :   Chez Lola : brasserie conviviale et contemporaine Au Vieux Saint Martin : pour son filet américain. La brouette : pour son esprit vieux café. Et bien sûr la Maison Dandoy : pour ses spéculos et autres biscuits ! Retrouvez le livre de cuisine d'Arnaud Delvenne sur notre site ! 
  • Tête à tête avec Paul Colize

    Rencontrez l'auteur de polar Paul Colize Auteur de 69 ans et lauréat de plusieurs prix dont le Prix Landerneau Polar reçu en 2013 pour « Un long moment de silence », Paul Colize se place parmi les chefs de file du polar belge.  Largement influencé par sa grand-mère dans son enfance, c’est en 1999 qu’il publie son premier roman « Les sanglots longs ». Une vingtaine de livres et d’années plus tard, l’écrivain régale une nouvelle fois ses lecteur·rice·s adeptes du roman noir avec la sortie de deux nouveaux livres : « Un monde merveilleux » en grand format, ainsi que « Toute la violence des hommes » publié en format de poche et pour lequel il s’est inspiré des fresques polémiques réalisées anonymement à Bruxelles en 2016. Une documentation minutieuse et une intrigue qui passionne, tels sont les ingrédients qui caractérisent les œuvres de Paul Colize.  Âge : 69 ans Signe / Traits de caractère particulier  : Je bénéficie d’un tarif réduit dans les trains, je paie moins cher au cinéma et j’ai une place assise dans les avions.   Comment en êtes-vous arrivé à écrire des romans ? Déjà tout petit… non, c’est à la suite d’une expérience professionnelle que j’ai écrite pour ne pas l’oublier et faire plaisir à mes associés.   Avez-vous une routine d’écriture ? Aucune routine, j’écris seulement quand j’ai envie. Il m’arrive de ne pas écrire une ligne pendant des semaines, puis d’écrire dix heures par jour.   Vous prenez du temps pour bien vous documenter lors de l’écriture de vos romans, combien de temps cela-vous prend-il ? Est-ce facile d’obtenir des rendez-vous avec des spécialistes ? Je suis toujours épaté par la facilité qu’il y a à prendre un rendez-vous avec un spécialiste. Les mots « auteur de romans policiers » sont un véritable sésame.   Dans votre dernier roman, « un monde merveilleux » les deux protagonistes sont décrits avec précision. Avez-vous été inspiré par des personnes réelles ? Tous deux sortent de mon imagination, mais à force de les côtoyer, j’ai l’impression qu’ils existent.   C'est la semaine de la fête nationale belge, quelque chose de prévu pour le week-end du 21 juillet ? Vu la canicule annoncée, je vais lire sous mon pommier. Avez-vous été inspiré par des auteurs belges en particulier ? Je pense avoir lu tout Jean Ray, ou presque. Si vous deviez mettre un livre belge dans toutes les mains ? Un texte de Barbara Abel ou de Nadine Monfils, parce que ce sont deux amies talentueuses. Mon livre de chevet Je termine Le mage du Kremlin, aussi instructif que bien écrit, je recommande. Le livre qui m'a le plus touchée Le Choix de Sophie, de William Styron, je l’ai lu il y a quarante ans et j’y pense encore souvent. Le livre que j’aimerais que l’on m’offre Le Larousse médical, pour les images. Le livre que j’aimerais offrir en cadeau ? La noble maison, de James Clavell, plus qu’un livre, un séjour d’une semaine à Hong Kong.   Retrouvez les ouvrages de Paul Colize sur notre site                 
  • 1 Jour avec Mehdi, Regio Manager

      1 Jour avec Mehdi, Regio Manager   En tant que Regio Manager, donc manager de région, Mehdi le sait, sa journée est chaque jour différente et c’est ce qui fait toute la richesse de la fonction. Polyvalence, adaptation, écoute… Ce sont quelques ingrédients bien nécessaires au poste de Regio Manager. Coup d’œil sur ce métier à plusieurs facettes. Regio Manager : quésaco ? En tant que managers de région, les Regio sont responsables de plusieurs magasins au sein d’un secteur, habituellement délimité géographiquement. Ils sont le lien direct entre les équipes de la centrale d’une part et celles des magasins d’autre part, et remontent les problèmes aux services concernés quand cela s’avère nécessaire. En leur qualité de garants du concept et des valeurs de Club, les Regio Managers veillent également à la bonne mise en place dans les magasins, analysent leurs chiffres et établissent des plans d’action en collaboration avec les Store Managers afin d’atteindre leurs objectifs de vente.    Un jour fixe : le lundi La journée de Mehdi et de Christophe, tous deux Regio Managers, commence par le tri des e-mails et la gestion des appels et des messages éventuellement reçus en cas de problème. La journée du lundi, qui constitue le seul jour fixe dans la fonction de Regio Manager, se déroule à la centrale de Club, située à Anderlecht. S’ensuivent des réunions avec les responsables des achats et le directeur des ressources humaines sur la semaine qui vient de s’écouler. Au programme : analyse des chiffres et discussions qui portent sur l’achat, le marketing et les collaborateurs. Afin d’aider les magasins à gérer leur stock et d’organiser au mieux les visites dans ces derniers durant la semaine, le Regio leur communique en début de semaine leur chiffre d’affaires et les meilleures ventes. Mehdi et Christophe analysent aussi les retours des clients, qu’ils soient positifs ou négatifs, et les transmettent aux responsables afin d’améliorer leur expérience en magasin. C’est sur base de ces analyses et des échanges inter-départements que débute la semaine et que s’axent les visites en magasin.                                                                                                                  Durant la semaine   Le reste de la semaine est réparti entre les différentes visites des magasins, et étant donné le nombre de magasins à gérer par Regio Manager, la gestion du quotidien est très importante. L’objectif premier d’une visite en magasin est de faire le point avec son responsable. Durant celle-ci, Mehdi se comporte comme un client lambda : il s’efforce d’avoir un regard critique et constructif sur l’ambiance générale du magasin, la présentation des produits, la  théâtralisation et la mise en place des différentes actions, ainsi que le respect des accords qui pourraient exister avec le service marketing ou les fournisseurs. Il s’assure également qu’il y ait suffisamment de marchandises destinées à la vente et veille à une répartition équilibrée et efficace des effectifs selon les jours, en fonction de l’affluence. Le Regio Manager échange donc sur le quotidien de quinze à vingt magasins, les objectifs et résultats et sur les tendances des semaines à venir. Une diversité de tâches, d’équipes et d’environnements, c’est ce qui plait tout particulièrement à Mehdi dans son rôle.                                           
  • Tête à tête avec José Rodrigues dos Santos

    José Rodrigues dos Santos   Photo : ©Slides and Bites   Âge : 58 ans Signe / Traits de caractère particulier  :  Je suis du signe du bélier et je dirais que mon trait de caractère particulier est l’entêtement. Cela se fait certainement ressentir dans la vie de tous les jours mais pas dans ma manière d’écrire, selon moi.   Auteur de polars – et autres romans – à succès, José Rodrigues dos Santos, marié et père de deux enfants, est également journaliste et particulièrement connu au Portugal comme le présentateur phare du journal télévisé de la première chaîne publique du pays. Entre fictions historiques et thrillers scientifiques, l’écrivain a avant tout à coeur de transmettre la vérité à travers la fiction. Rencontre. Vous êtes portugais, né au Mozambique et vous avez même vécu à Macao. Comment avez-vous appris à parler français ? JRS : J’ai appris le français pendant deux années au lycée au Mozambique. Mais mon vrai professeur fut la bande dessinée franco-belge. Je lisais la BD en portugais et je me suis rendu compte qu’il y avait un tas de bandes dessinées non traduites. Alors, j’ai commencé à lire en français. C’est la raison qui explique que je parle français aujourd’hui… Même si on dit que, en conséquence, j’utilise des expressions francophones un petit peu drôles, par Toutatis ! Présentateur de journal télévisé, journaliste, reporter de guerre, romancier… Autant de facettes qui vous caractérisent. Comment en êtes-vous arrivé à écrire des romans ? JRS : Par accident, vraiment. Le président de l’Association des Écrivains Portugais a lu mon doctorat et m’a dit que l’âme d’un écrivain sommeillait en moi. Je ne le croyais pas, mais il m’a demandé d’écrire un conte pour son magazine littéraire. En le réalisant, je me suis rendu compte que j’avais écrit un conte de 200 pages. C’est finalement devenu mon premier roman. Je travaille vite et comme beaucoup de gens, je trouve toujours le temps pour faire ce que j’aime ! Après ce premier essai, je suis devenu accro à l’écriture, et particulièrement à la fiction.    Policier, roman, fiction… Comment catégoriseriez-vous vos livres ? JRS : Ce qui m’intéresse dans la littérature, c’est sa capacité à dire des choses vraies par le moyen de la fiction. Alors, j’utilise n’importe quel genre pour y arriver. Si je devais placer mes romans dans une catégorie, je dirais peut-être la fiction-vérité.   Vous distillez énormément d’informations dans vos romans, ce qui permet aux lecteurs d’apprendre beaucoup de choses mais ils ont aussi du mal à distinguer le vrai de la fiction… JRS : En effet, et tout cela vient de ma curiosité ainsi que de mon obsession pour la vérité. Je ne pourrais jamais écrire un bouquin qui n’a aucun rapport avec la réalité. Le réel est la grande source de la vraie littérature, l’origine et le destin de ma fiction. Ce que les grandes oeuvres de la littérature universelle partagent entre elles, ce n’est pas le grand style, même s’il est important, mais le fait qu’elles expriment, même métaphoriquement, des vérités profondes sur notre monde. Enquêtes policières, religion et christianisme, histoire… Ce sont des thèmes récurrents dans vos écrits... JRS : Tout à fait et je pense que ces sujets fascinent tout le monde. Mes romans touchent la religion, l’histoire, la physique, la biologie, l’ethnologie, pour poser des questions importantes : « Qu’est-ce que la science a découvert au sujet de l’existence de Dieu ? », « Qu’est-ce que la science a découvert sur ce qui arrive après la mort ? », « Est-ce qu’il est possible de devenir immortel et si oui, comment y parvenir ? », « Est-ce que les animaux ont une conscience ? », etc. En utilisant des polars, des histoires d’aventures, des histoires d’espionnage, j’essaye de répondre à ces questions. Du coup, mes lecteur·rice·s apprennent des choses vraies tout en profitant d’une histoire de fiction. C’est chouette, non ? (rires) Justement, comment trouvezvous le sujet d’un roman ? JRS : Tous mes romans démarrent avec une idée : quelque chose que j’ai vu durant un voyage, ce qu’une personne m’a dit, une information que j’aurais lue... Il n’y a pas de formule unique ! Une fois que j’ai mon idée en tête, je recherche tout ce qui existe sur le sujet, tout ce que l’on sait déjà. Après cette étape, je développe une intrigue fictionnelle qui me permet d’approfondir le sujet non-fictionnel. Et finalement, j’écris. Par exemple, l’idée de mon dernier roman, Âmes animales, m’est venue suite à la lecture d’articles dans des magazines scientifiques qui traitaient de grandes découvertes récentes au sujet de la cognition animale. D’ailleurs, à l’heure où cette interview sera dévoilée, Âmes animales sera disponible dans toutes nos librairies. Que pouvez-vous dire aux lecteur·rice·s qui n’ont pas encore sauté le pas pour le lire ? JRS : Âmes animales est un polar. Un Belge, Noé Vandenbosch, est tué à Lisbonne. Notre héros, Tomás Noronha, doit trouver l’assassin pour innocenter sa femme qui est accusée du meurtre. Son enquête va amener Tomás sur les traces du mystère d’un grand tableau du peintre flamand Hieronymus Bosch, Le Jardin des délices, et des récentes découvertes scientifiques autour de la cognition animale. Mon roman traite donc de l’intelligence, des émotions, de la conscience et du langage des animaux. Saviez-vous qu’il y a des animaux qui comprennent l’arithmétique ? Que les perroquets comprennent ce qu’ils disent lorsqu’ils parlent le français, par exemple ? Et puisque la science démontre aujourd’hui qu’il n’y a aucune différence fondamentale entre les animaux et les humains, mon roman pose une question simple : « Que faisons-nous, en tant qu’humains, aux animaux, sachant que parmi toute la biomasse des animaux vertébrés sur la planète, seuls 3% sont en liberté ? ». Que révèle ce fait sur nous-mêmes ? C’est là une question fondamentale. Pouvons-nous espérer découvrir un prochain roman bientôt ? JRS : Bien sûr, je travaille déjà sur un nouveau sujet mais il est encore trop tôt pour en parler… Patience !     Mon livre de chevet The Perfect Police State – An Undercover Odyssey Into China’s Terrifying Surveillance Dystopia of the Future de Geoffrey Cain. C’est un livre important pour connaître le système totalitaire en Chine. Le livre qui m'a le plus touchée Of Human Bondage de William Somerset Maugham. C’est une autobiographie déguisée. Une belle histoire bien racontée et avec profondeur, dans un style simple, sans prétention. Le livre que j’aimerais que l’on m’offre  Il n’y en a aucun, j’ai tout ce qu’il me faut !  Le livre que j’aimerais offrir en cadeau ? Siddhartha d’Herman Hesse. Je considère que c’est un livre simple et beau, donc un cadeau parfait.   Retrouvez Ames Animales sur notre site  
  • Tête à tête avec Françoise Bourdin

    Françoise Bourdin Photo : BOURDIN (c) Meülania Avanzato Âge : 69 ans Signe / Traits de caractère particulier  : L’indépendance. Enfant, j’étais déjà très éprise de liberté, je détestais qu’on me dise ce que je devais faire. J’ai voulu voler de mes propres ailes rapidement. Je me suis mariée deux fois et j’ai également divorcé deux fois car je ne me sentais pas libre de faire ce que je voulais. Je suis quelqu’un d’assez solitaire et d’indépendant.   Auteure française à succès mais aussi mère et grand-mère aimante, profondément attachée à sa maison située en Normandie et à sa liberté, Françoise Bourdin se confie sur ses romans passés et futurs, son parcours de vie, mais aussi ce qui l’anime au quotidien.   Vos livres ont énormément de succès et à chaque nouveau roman, vous vous situez dans le top des ventes des magasins Club. Comment vit-on ce succès au quotidien ? C’est un succès qui est venu petit à petit, qui s’est confi rmé d’année en année sans me monter à la tête. J’ai construit ma carrière sans changer ma façon d’écrire mais ça a forcément changé ma façon de vivre puisque ça m’a apporté un peu plus de confort matériel. Pour un auteur, c’est une liberté extraordinaire de pouvoir vivre de sa plume, en particulier pour une femme. En écrivant et en travaillant à la maison, je pouvais vraiment être là pour mes fi lles au quotidien. Être écrivain est un très beau métier et pour chaque roman, j’essaye de penser avant tout à ce qui me plait et à l’histoire que j’ai envie de raconter ou que j’aimerais lire en tant que lectrice. Vous avez commencé à écrire à l’âge de 19 ans. Qu’est-ce qui vous a poussée à prendre la plume si jeune ? Écrire a toujours été une vocation, ma manière de m’exprimer. J’appartiens à une famille de chanteurs lyriques d’opéra. Ils ont fait des carrières merveilleuses mais il n’était pas question pour moi de faire le même métier. J’ai publié deux livres quandj’étais très jeune et puis, durant les années suivantes, j’ai fait plein d’autres choses comme me marier et avoir des enfants. Je suis restée une longue période sans publier de romans mais pas sans écrire. Au fil des ans, les manuscrits se sont empilés dans les tiroirs. Après de longues années, quand j’ai souhaité republier, je n’étais pas attendue, mon retour a donc été difficile. Je n’imaginais pas à l’époque qu’en envoyant mon livre chez des éditeurs, c’était comme envoyer une bouteille à la mer. Finalement, j’ai eu beaucoup de chance car la première réponse positive est venue des éditions Denoël et le lendemain matin, j’ai eu la même réponse des éditions de La Table Ronde et ce, pour le même manuscrit ! J’ai donc proposé à cette maison d’édition un autre roman que j’avais dans mes tiroirs et ils l’ont pris. À cette époque, quelqu’un m’a dit que pouvoir republier serait comme de gagner au Loto. Après ça, j’ai pu dire que j’avais gagné deux fois au Loto en vingtquatre heures (rires).   "J’écris de la fiction mais je pense que chez tous les auteurs, il y a un petit bout de vous-même et des autres."   Aujourd’hui, vous êtes l’auteure de nombreux romans. Est-ce toujours aussi facile de trouver le sujet d’un nouveau livre ? Je suis un peu comme une éponge et j’absorbe les idées à droite et à gauche en écoutant les conversations dans les bistrots, dans les files d’attente au supermarché... J’écoute également ce que disent mes filles, qui sont elles-mêmes mères aujourd’hui. Je suis très réceptive au monde qui m’entoure. L’inspiration peut aussi venir quand je lis un magazine. Un article peut d’un coup susciter une envie, une idée. Je n’ai donc pas le vertige de la page blanche. J’écris de la fiction mais je pense que chez tous les auteurs, il y a un petit bout de vous-même et des autres. Dans mes livres, il y a une volonté d’être dans la réalité des gens, dans la réalité de la vie, et à travers ceux-ci, il y a un petit message féministe, pour dire aux femmes qu’elles peuvent le faire, qu’elles peuvent recommencer et prendre leur vie en main à tout moment. Vos romans abordent d’ailleurs toujours des préoccupations très contemporaines, des questions auxquelles les lecteurs peuvent s’identifier… Dans notre époque actuelle de familles recomposées, de haut taux de divorces, beaucoup de gens se retrouvent confrontés à des problèmes de confiance, d’amour... J’aime bien parler de ces thématiques actuelles et ce, non pas pour être dans l’actualité à tout prix mais parce que ça m’intéresse et que les gens en parlent autour de moi. Comme dans votre dernier roman, Le meilleur est à venir, qui aborde la question de l’adultère mais aussi de l’amour et du pardon… Tout à fait. Après la lecture d’un livre écrit par un psychanalyste autour de l’amour et de l’adultère, je trouvais ça intéressant d’écrire à ce sujet. Plus important encore, je voulais que ce soit elle, Margaux, mon personnage principal, qui ait trompé son mari et non l’inverse, ce qui aurait été peutêtre plus convenu. Les femmes ont tendance à mettre du sentiment dans l’acte de tromperie et auront plus rarement une petite liaison de 5 à 7 avec la secrétaire, comme les hommes pourraient en avoir (rires). Margaux s’aperçoit d’ailleurs avec horreur qu’on peut aimer deux hommes à la fois. Or, le sentiment, c’est quelque chose de plus grave, la faille est plus profonde. Ici, je souhaitais aborder le cheminement suite à l’adultère : comment s’en sortir et un couple peut-il y arriver ? Je me suis laissé emporter par mes personnages. Pour s’en sortir suite à une tromperie, il faut parfois prendre un nouveau départ mais il faut en parler, le non-dit est à proscrire. La question du pardon et de la culpabilité se pose aussi. Tous ces sentiments m’intéressaient. En septembre, votre roman Rendez-vous à Kerloc’h, paru une première fois en 2004, sera réédité. Que cela représente-t-il pour vous ? J’aime bien les rééditions. D’abord, je m’oblige à relire le livre avant qu’il soit réédité et je retrouve toujours avec plaisir mes personnages d’il y a quelques années. En plus, la Bretagne est une région que j’adore. La chose la plus importante à mes yeux lors d’une réédition est de ne pas changer les ingrédients de mon roman. Par exemple, si j’ai écrit avant 2002 et que je parle de francs et non d’euros, je ne modifie rien lors de la réédition. Changer pour actualiser, c’est prendre le risque de rendre l’histoire bancale. Or, ce qui est intéressant dans un livre avant tout, c’est l’histoire, le vécu des personnages, leur psychologie. Quels sont vos projets pour l’avenir ? Pour qu’un roman sorte au mois de mai, il faut que je l’aie terminé début février, ce qui signifie que je dois le commencer durant l’été. J’ai donc attaqué mon prochain roman cet été et je peux déjà vous dire que l’histoire se déroule en Corse dans un hôtel. J’essaye d’écrire un roman par an, c’est une sorte de rendez-vous avec mes lecteurs qui sont d’ailleurs très fidèles. Je sais qu’ils attendent mon livre au printemps afin de se le procurer pour la fête des mères ou l’été. Pour ce qui est de l’avenir, tant que j’aurai envie d’écrire, j’écrirai. À la fin de chaque livre, une fois le manuscrit corrigé et parti à l’impression, je pense toujours prendre quelques jours de vacances mais je n’y arrive pas. Trois jours après, je suis déjà de retour dans mon bureau à tourner en rond (rires). À côté de l’écriture, je continue et continuerai à m’occuper de ma maison en Normandie, que j’ai achetée avec mes droits d’auteur il y a vingt ans. Elle me prend beaucoup de temps mais je l’adore, elle est très fédératrice et me permet de recevoir mes filles, mes gendres, mes petits-enfants et mes chiens. L’essentiel de ma vie, c’est ça : mon écriture, ma famille, ma maison. J’aime écrire et raconter des histoires, donc je ne me vois pas arrêter.      Mon livre de chevet En ce moment, je lis un livre formidable qui s’appelle Frangines d’Adèle Bréau (en livre de poche). C’est un livre à la fois gai et triste qui emmène le lecteur dans l’univers d’une sororité car elles sont trois soeurs. C’est un monde qui me parle car j’ai moi-même une soeur et deux filles. C’est un très chouette livre que je recommande. Le livre qui m'a le plus touchée  Le Lion de Joseph Kessel. Il répond à mon amour pour les animaux sauvages, pour les lions, les décors magnifiques du Kenya… C’est un livre qui m’a profondément marquée et touchée.   Le livre que j’aimerais que l’on m’offre Le prochain Stephen King : Billy Summers. Il vient de sortir aux USA mais nous ne l’aurons ici qu’en 2022. Je suis une fan inconditionnelle de cet auteur.    Le livre que j’aimerais offrir en cadeau ? J’aime tellement Baudelaire que je l’offrirais bien, mais pour proposer un livre plus abordable et universel, je choisirais Malevil de Robert Merle.   RetrouvezUn si bel horizon sur notre site  
  • Interview de Cécile Coulon

    L'interview de Cécile Coulon   Romancière, poétesse et éditrice, Cécile Coulon possède de multiples casquettes. Lauréate du prix des Libraires en 2017 pour son roman « Trois saisons d’orage », puis du prix Guillaume-Apollinaire en 2018 pour son recueil de poèmes « Les Ronces » et enfindu prix littéraire du Monde en 2019 pour son roman « Une bête au Paradis », la jeune femme de tout juste 31 ans étonne par son parcours et le regard authentique qu’elle pose sur celui-ci. Rencontre.   Votre tout dernier roman vient de sortir avec la rentrée littéraire. « Seule en sa demeure » fait référence à la demeure du mari d’Aimée, le personnage principal, puisqu’elle vit chez lui, mais aussi à son propre corps… Absolument. Ce roman est l’enquête d’Aimée, 19 ans, pour découvrir le passé de son mari mais aussi comprendre son milieu de vie, son corps et son désir, dont elle ne connait rien. Ce qui est intéressant, c’est le jeu de mots derrière ce titre. « Seul-e » peut s’écrire avec ou sans « e » et le mot « demeure » peut faire référence à la maison où elle va vivre, magique, belle et ensorcelante à la fois, mais c’est aussi sa demeure à elle, c’est-à-dire son corps et son âme qu’elle doit comprendre et découvrir. Sans en dévoiler trop, votre livre donne une impression de suite à venir… En tant que lectrice, j’aime quand un roman finit avec une ouverture, permettant, pourquoi pas, de retrouver les personnages. Avec ce roman, c’est la première fois que je laisse cette possibilité. C’est donc tout à fait possible mais pour publier une suite, mon livre doit d’abord plaire à mes lecteurs et il faut une attente vis-à-vis de celle-ci.  Affaire à suivre donc… Vous avez écrit votre roman, « Le voleur de vie », à l’âge de 16 ans. Comment en vient-on à écrire un livre si jeune ? Quand j’y repense, c’était un processus assez naturel. Petite, j’adorais qu’on me lise des histoires et en grandissant, je me suis mise à dévorer les livres. J’ai imaginé raconter des histoires pour la première fois en lisant Stephen King, alors que j’avais 10 ans. Quand j’étais au lycée, un prof de français m’a encouragée à continuer dans cette voie et au même moment, à Clermont-Ferrand, celui qui allait devenir mon premier éditeur lançait sa maison d’édition. J’ai été sa première publication. C’est donc une belle histoire et j’ai eu la chance d’être bien entourée.   "Recevoir ces prix a été un honneur mais pour moi, ce n’est pas l’aboutissement d’une carrière ou d’une publication."   Vous avez déjà reçu plusieurs prix pour vos romans et recueil de poèmes dont le prix littéraire du Monde en 2019 pour « Une bête au Paradis ». Cela vous met-il davantage de pression pour vos prochains écrits ? En effet, ça met une pression à deux niveaux. La première est celle de l’âge : cela fait pratiquement 15 ans que je publie des livres, ce qui pourrait créer de l’ennui chez mes lecteurs et rendre mes écrits communs. Il faut pouvoir tenir sur le long terme et je me demande parfois s’il y aura encore des gens pour me lire dans 10 ans…  La deuxième pression vient des prix littéraires. Je n’ai pas eu de grands prix comme le Goncourt ou le Renaudot mais j’ai toujours considéré les prix que j’ai reçus comme une tape dans le dos de la part de la profession. Les recevoir a été un honneur mais pour moi, ce n’est pas l’aboutissement d’une carrière ou d’une publication. La pression fi nalement vient de l’attente qu’il y a derrière : une fois qu’on a ces prix, il faut prouver qu’on est à leur hauteur et pour ça, il faut continuer à écrire. Romans dramatiques, poésie, éloge du running, traduction… Vous avez de nombreuses cordes à votre arc ! D’où vous vient cette inspiration pour vos écrits ? En raison de la situation du secteur de l’édition pendant des années, je ne pouvais pas vivre uniquement de l’écriture de mes romans. Je me suis donc diversifi ée. Mais au-delà de ça, selon moi, les différentes formes d’écriture se nourrissent. Je ne peux pas concevoir de rester enfermée uniquement dans le romanesque ou la poésie, je prendrais le risque de me fatiguer et d’ennuyer mon lectorat. De plus, les deux me passionnent tout autant. La poésie est une émotion fulgurante, elle arrive et repart quand elle veut et je poste mes écrits sur les réseaux sociaux dès que j’ai terminé. En revanche, l’écriture d’un roman est différente. Je construis mon intrigue pendant des mois dans ma tête et cela part toujours d’un lieu qui m’inspire et qui est en fait le personnage principal de mon histoire. Pour cela, il me faut un endroit fort, naturel, oppressant mais rassurant à la fois… La phase d’écriture est la fin du processus. Vous vous inspirez donc d’un lieu réel pour construire une histoire imaginaire… Tout à fait. Je m’interdis l’autobiographie en roman. Le socle est l’émotion que va me transmettre un lieu mais dans les personnages et la conduite de l’intrigue, rien n’est autobiographique. En revanche, mes poèmes le sont presque tous. J’y mets mes émotions et des moments de vie personnelle. Vous êtes également éditrice de l’Iconopop. Comment vivez-vous le fait d’être de l’autre côté du miroir ? Je trouve ça super d’avoir un pied dans les deux mondes. D’un côté, on comprend l’importance pour l’auteur de devoir faire confi ance à un éditeur avec lequel il va devoir travailler et de l’autre, on se rend compte du pouvoir de l’éditeur qui a entre ses mains le texte mais aussi les angoisses et attentes d’un auteur. Ça permet de se défaire des clichés, d’appréhender les deux parties et je trouve ça très bénéfi que.  Quels sont vos futurs projets ? Pendant six mois, je serai en tournée des librairies pour mon dernier roman. Ensuite, mon prochain recueil de poèmes sortira. J’ai également un projet en lien avec l’opéra et la musique, l’idée serait d’écrire une histoire vouée à être chantée à l’opéra. Je saurai d’ici quelques semaines s’il sera concrétisé et si ce n’est pas le cas, alors je me lancerai dans l’écriture de mon prochain roman. Dans tous les cas, ce sont de grands challenges à venir ! Retrouvez Cécile Coulon sur notre site