
Le département Ergonomie et Écologie humaine de l'Université Paris 1 organise chaque année, depuis une vingtaine d'années, un séminaire rassemblant, une semaine durant, chercheurs, universitaires et praticiens (consultants ou internes), de compétences multiples (économie, gestion, ingénierie, médecine, psychologie, ergonomie), sur un thème suffisamment « polémique » pour nourrir la controverse. L'enjeu est de permettre à chaque point de vue de s'approfondir en se confrontant et d'affiner ainsi sa capacité à coopérer dans des démarches d'intervention capables de répondre à hauteur des questions complexes que posent les projets dans les organisations modernes. Vu sous l'angle qui fédère ces rencontres, l'ergonomie, l'enjeu est donc de développer en des termes adaptés à la commande sociale, économique et politique d'intervention dans ces projets, la contribution du travail tant à la santé des personnes qu'à l'efficacité des organisations.
Cet ouvrage rassemble les principales contributions du séminaire Paris 1 ayant pour thème :
Y a-t-il un âge pour travailler ?
Dans cet ensemble de textes, trois questionnements dominent.
- Trop jeune ou trop vieux, on dirait que l'âge n'existe que comme un handicap ! Mais dans ce cas, cela signe-t-il plutôt un processus « naturel » (manque ou perte de capacité) ou plutôt un processus « généré » (l'âge n'est un problème que pour les organisations qui font de l'âge un problème) ? Au final alors, quel est le sens de parler d'âge au travail ?
- La société, l'entreprise, l'équipe de travail sont, toujours, constituées de personnes d'âges différents, de sorte que la question de l'âge de chacun est à comprendre relativement à la diversité et donc à la complémentarité/opposition des expériences ainsi mobilisées dans un dispositif qui est toujours inter / multi-générationnel.
Que signifie, alors, de parler du « travail des seniors », ou du « travail des jeunes » ? Entre essentialisation et indistinction, comment régler la distance qui favorise la dynamique de la vie au travail dans son unité nécessaire ?
- Comment se construit ou se dégrade la capacité de durer dans l'activité ? Comment ce qu'on fait agit-il dans le registre de la ressource qui se trouve mobilisée ?
Quel est l'enjeu de promouvoir une approche en termes de développement durable de la ressource (humaine) engagée dans le travail ?
Notre ambition est, comme pour chaque édition de ces rencontres annuelles, de permettre une mise en perspectives des enjeux soulevés par le thème. Sur le plan scientifique comme sur le plan sociétal, professionnel et moral, pour tous les intervenants à qui le travail est le levier et la visée de l'action.
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